Syrie: des doutes sur l’identité du deuxième extrémiste français
La mère de Mickaël Dos Santos, un jeune Français identifié parmi les bourreaux d'otages filmés sur une vidéo du groupe terroriste «Daech» selon le Parquet de Paris, a affirmé dans un entretien diffusé vendredi sur BFMTV qu'elle ne reconnaissait pas son fils sur ces images.
«Là ce n'est pas mon fils, je ne le reconnais pas. Je l'ai dit à la DGSI (direction générale de la sécurité intérieure) hier (mercredi ndlr) et aujourd'hui où j'ai été interviewée», dit cette femme présentée comme Ana Dos Santos, mère du jeune homme de 22 ans qui a adopté le nom de guerre d'Abou Uthman.
La journaliste de BFMTV lui montre une photo extraite de la vidéo diffusée dimanche par les extrémistes de «Daech» mettant en scène la mise à mort par décapitation de 18 prisonniers syriens et de l'otage américain Peter Kassig.
Des sources proches du dossier avaient pourtant annoncé mercredi que le jeune homme avait été reconnu «par des proches, dont sa mère». «Ils m'ont dit, vous êtes sûre? Ils m'ont fait répéter très longtemps, très longtemps», assure cette femme dont seules les mains apparaissent à l'antenne. «Arrivé un moment donné, j'ai cru que j'avais un doute et j'ai dit je ne sais plus, je ne sais plus si c'est mon fils ou pas mon fils», ajoute-t-elle. «Plus je le regarde, plus je me dis que ce n'est pas mon fils», poursuit-elle, «Là il a un visage allongé et puis un regard qui n'est pas le sien. Ce n'est pas mon fils, non, non, non, je ne le reconnais pas», insiste-t-elle.
La mère du jeune homme dit en revanche reconnaître son fils sur les photos postées sur les réseaux sociaux.
Jeudi 20 novembre, un abonné de Twitter se présentant comme étant Mickaël Dos Santos en utilisant son nom de guerre (Abou Uthman) a annoncé qu'il n'est pas présent dans la vidéo. Parallèlement, plusieurs spécialistes experts pointent du doigt certaines incohérences relatives à la présence présumée du Français dans la vidéo. David Thomson, reporter chez RFI, affirme avoir désormais «5 sources au sein de l'EI» qui assurent que ce n'est pas lui «mais un Syrien». Il s'agirait d'un certain «Abou Umarayn».
Une maitrise trop parfaite de l'arabe ?
Pour Romain Caillet, chercheur et consultant sur les questions islamistes, la maitrise de la langue arabe de l'homme en question ainsi que son accent ne convergent pas avec le profil de Mickaël Dos Santos.
Dans plusieurs tweets, il affirme avoir aussi des sources qui disent que l'homme sur la vidéo est un Syrien. Par ailleurs, il émet l'idée que chaque extrémiste présent sur la vidéo est d'une nationalité différente, «censée représenter l'Oumma dans toute sa diversité».
Des doutes sur la couleur de ses yeux
Pour Wassim Nasr, spécialiste des mouvements extrémistes sur France 24, ces doutes font sens. Bien qu'il envisage la possibilité que les extrémistes aient fait usage de doublage, cette potentialité semble «peu probable» selon lui.
D'autre part, le spécialiste évoque sur le site de la chaîne la problématique de la couleur de ses yeux. «Dans les photos de lui qu'il postait sur ses différents comptes Twitter, ses yeux étaient clairs. Sur la vidéo de décapitation, les yeux du bourreau sont marrons».
Source : sites web
«Là ce n'est pas mon fils, je ne le reconnais pas. Je l'ai dit à la DGSI (direction générale de la sécurité intérieure) hier (mercredi ndlr) et aujourd'hui où j'ai été interviewée», dit cette femme présentée comme Ana Dos Santos, mère du jeune homme de 22 ans qui a adopté le nom de guerre d'Abou Uthman.
La journaliste de BFMTV lui montre une photo extraite de la vidéo diffusée dimanche par les extrémistes de «Daech» mettant en scène la mise à mort par décapitation de 18 prisonniers syriens et de l'otage américain Peter Kassig.
Des sources proches du dossier avaient pourtant annoncé mercredi que le jeune homme avait été reconnu «par des proches, dont sa mère». «Ils m'ont dit, vous êtes sûre? Ils m'ont fait répéter très longtemps, très longtemps», assure cette femme dont seules les mains apparaissent à l'antenne. «Arrivé un moment donné, j'ai cru que j'avais un doute et j'ai dit je ne sais plus, je ne sais plus si c'est mon fils ou pas mon fils», ajoute-t-elle. «Plus je le regarde, plus je me dis que ce n'est pas mon fils», poursuit-elle, «Là il a un visage allongé et puis un regard qui n'est pas le sien. Ce n'est pas mon fils, non, non, non, je ne le reconnais pas», insiste-t-elle.
La mère du jeune homme dit en revanche reconnaître son fils sur les photos postées sur les réseaux sociaux.
Jeudi 20 novembre, un abonné de Twitter se présentant comme étant Mickaël Dos Santos en utilisant son nom de guerre (Abou Uthman) a annoncé qu'il n'est pas présent dans la vidéo. Parallèlement, plusieurs spécialistes experts pointent du doigt certaines incohérences relatives à la présence présumée du Français dans la vidéo. David Thomson, reporter chez RFI, affirme avoir désormais «5 sources au sein de l'EI» qui assurent que ce n'est pas lui «mais un Syrien». Il s'agirait d'un certain «Abou Umarayn».
Une maitrise trop parfaite de l'arabe ?
Pour Romain Caillet, chercheur et consultant sur les questions islamistes, la maitrise de la langue arabe de l'homme en question ainsi que son accent ne convergent pas avec le profil de Mickaël Dos Santos.
Dans plusieurs tweets, il affirme avoir aussi des sources qui disent que l'homme sur la vidéo est un Syrien. Par ailleurs, il émet l'idée que chaque extrémiste présent sur la vidéo est d'une nationalité différente, «censée représenter l'Oumma dans toute sa diversité».
Des doutes sur la couleur de ses yeux
Pour Wassim Nasr, spécialiste des mouvements extrémistes sur France 24, ces doutes font sens. Bien qu'il envisage la possibilité que les extrémistes aient fait usage de doublage, cette potentialité semble «peu probable» selon lui.
D'autre part, le spécialiste évoque sur le site de la chaîne la problématique de la couleur de ses yeux. «Dans les photos de lui qu'il postait sur ses différents comptes Twitter, ses yeux étaient clairs. Sur la vidéo de décapitation, les yeux du bourreau sont marrons».
Source : sites web
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